dimanche, février 07, 2016

Discourt d’adieux «Je dis merci à tous ceux qui m’ont permis de servir mon pays.»

«Je dis merci à tous ceux qui m’ont permis de servir mon pays. C’était un honneur pour moi. Je ne regrette pas un jour, je ne sens pas que j’ai failli une journée», a déclaré ému le président lors de l’inauguration d’un bâtiment du ministère de l’Intérieur, détruit lors du séisme de 2010.

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Palecho.com : Levant les doutes sur son éventuel maintien au pouvoir au-delà du 7 février, date fixée par la constitution pour la fin de son mandat, Michel Martelly a confirmé qu’il allait quitter son poste dimanche.
«Je ne veux pas garder le pouvoir un jour supplémentaire, rien ne m’en donne l’envie, je n’ai peur de rien», a-t-il déclaré d’une voix faible en ajoutant qu’il partait «sans regret, sans envie, sans attache. Au contraire je me sentirai plus libre, car les problèmes que je gérais ne seront plus de ma responsabilité».





Dans l’édifice ministériel flambant neuf construit grâce à l’aide internationale, Michel Martelly a fustigé les accusations d’ingérence de pays étrangers.

«On parle de l’ingérence des pays amis avec des termes qui ne sont pas toujours gentils. Moi je dis un gros merci à la coopération parce que je pourrais citer un tas de choses qu’on a réalisé grâce à la coopération», a salué le président devant quelques ambassadeurs étrangers.

Alors qu’il était toujours en fonction, le président, vedette de la chanson avant son entrée en politique, a sorti dimanche dernier un tube carnavalesque dans lequel il attaque ses détracteurs dans des paroles à fortes connotations sexuelles, dirigées notamment contre une célèbre journaliste.

Michel Martelly a assumé pleinement la polémique tout en déclarant être «d’accord pour qu’il y en ait qui soient contre». Connu pour son fort caractère, c’est tout de même en murmurant qu’il a avoué: «je voulais le faire, je l’ai fait».

Michel Martelly a versé quelques larmes en embrassant ses ministres avant de quitter les lieux à pied en refusant toute question des journalistes, saluant la foule de curieux gardés à distance par des rangées de policiers lourdement armés.

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