jeudi, février 04, 2016

Anne-Valerie Thimoté Milfort PHTK Presidente Bastonné et Giflé au Palais par Martelly

Une des femmes les plus puis- santes du régime rose est sou- dain tombée en disgrâce, laissant la plate-forme politique « Parti haïtien tèt kale » de Michel Martelly orphelin de sa prési- dente. Après avoir laissé le Palais national en catastrophe, suite à une raclée qui lui a été infligée par le président haïtien, elle n’a plus aucune chance de se voir réhabiliter auprès de la famille présidentielle. Aux yeux de celle-ci, elle a commis l’ulti- me trahison, surtout après avoir été rendue riche par l’adminis- tration Martelly-Lamothe puis Martels-Paul.




En effet, Ann-Valéry Timothée Milfort, qui a été nommée cheffe de cabinet du président Michel Martelly, le 12 mai 2012, et qui passe pour la femme la plus influente du régime tèt kale, en dehors de Sophia Martelly, bien sûr, n’est plus en odeur de sainteté auprès du couple présidentiel. Parce que, des proches alliés de Michel Martelly ont révélé que Mme Milfort a été surprise « en flagrant délit » de copier des fichiers des ordinateurs au Palais national appartenant à Sophia Saint-RémyMartelly et à Gregory Mayard-Paul.
Ces mêmes sources ont précosé que, sans la moindre hésitation, Sweet Mickey est entré en action donnant une raclée en bonne et due forme à la cheffe de cabinet du président de la République.Au dire de ces habitués du Palais national, le chef d’État a donné libre cours à sa colère, infligeant des gifles retentissantes à Ann- ValéryMilfort, qui est aussila présidente du parti PHTK servant de parapluie à la candidature de Jovenel Moïse, l’homme trié sur le volet par Michel Martelly pour assurer la continuité tèt kale. D’après le témoignage de ces amis du président, qui affirment avoir été témoins de cette scène grotesque, en sus des gifles, la cheffe de cabinet de Martelly a encaissé des coups de poing, des coups de coude et même des coups de pied.
On apprend que Mme Milfort a laissé le Palais en catastrophe, la grande majorité des fonctionnaires et employés présents ayant ignoré ce qu’elle venait de subir de la part du président haïtien. Les fichiers aboutissent à une destination incon- nue Les mêmes informateurs ont précisé encore que l’étranger qui accompagnait Ann-Valéry Milfort, afin de copier rapidement les fichiers de ces deux ordinateurs, était en possession d’un flash-drive.Il avait eu le temps de vider les lieux avant que la cheffe de cabinet du président haïtien ne soit interceptée. Toutefois, on laisse entendre que l’étranger non identifié avait pu également laisser le pays. Dans l’hypothèse où cette fuite se confirmerait, il faut alors conclure que lesfichiers copiés de ces deux ordinateurs aboutissent à une destination inconnue. Aussi, d’ores et déjà, les hypothèses abondent concernant ceux appelés éventuellement à collecter les informations fournies par ces documents. D’aucuns se demandent si c’est la première fois qu’Ann-Valéry Milfort a effectué une rafle au détriment de Sophia Martelly et de Gregory Mayard- Paul. D’autres s’interrogent sur l’identité du destinataire des documents se trouvant surle flash drive emporté par cet inconnu. Quoi qu’il en soit, tout semble indiquer que les personnes intéressées à poursuivre les officiels du régime tèt kale pour concussion, détour- nements de fonds publics et cor- ruption chercheraient à s’appro- prier de tels documents. Mais, quand on sait que Milfort a de bonnes relations avec certains milieux américains, notamment des fonctionnaires proches des Clinton, pour avoir été la secrétaire de l’ex-président démocrate américain quand ce dernier faisait partie de la Commission intérimaire de reconstruction d’Haïti (CIRH), il est possible que l’op- portunité de sa présence au Palais national ait été exploitée. Surtout que Sophia Martelly et son mari, en tant que citoyens américains, étaientsous enquête fédérale pour détournements de fonds publics, corruption, blanchiment d’argent et évasion fiscale.
La bastonnade qu’a essuyée Ann-Valéry Timothée Milfort est largement commentée au sein des partisans de la formation politique « Bouclier » en tandem avec la plateforme présidentielle Tèt kale, en vue de la réalisation des élec- tionsfrauduleuses de 2015.
En effet, des gros pontes de Bouclier et de Tèt Kale dînaient ensemble au restaurant « Porto Fino», logé à l’immeuble de cinq étages, à Pétion-Ville, appartenant à Olivier Martels, fils aîné de la famille présidentielle. Rappelons que ce dernier se trouve pré- sentement sous contrôle de la justice américaine, suite à son arrestation pour trafic de drogue. Selon des sources fédérales, il serait également poursuivi pour transfert illégal d’argent, corrup- tion et évasion fiscale.
La mésaventure de Mme Milfort a faitl’objetdediscussions animées, la semaine dernière, avec la participation de Georges Racine, Patrick Raymond, Alain Jean-Pierre, les frères Baboun et Tico Saint-Rémy, aussi bien que lesfrères Kawhly.
Devenus millionnaires grâce à Michel Martelly Ann-Valérie Timothée Milfort fut nommée cheffe de cabinet du pré- sident Martels, le 12 mai 2012, en même temps que Josué Pierre- Louis, ancien ministre de la Justice, qui fut désigné comme secrétaire général de la présidence.
Depuis lors, la cheffe de cabinet de M. Martelly, qui était, un temps, pressentie pour le poste de Premier ministre, est une des puis- santes personnalités du régime tèt kale. Avec son mari, Patrice Milfort, un proche du président de la République, les deux sont deve- nus millionnaires grâce à Michel Martelly. Tandis qu’Anne-Valérie Milfort cumule la fonction de directrice du cabinet particulier du chef de l’État et présidente du PHTK, son mari bénéficiait de contrats juteux octroyés par Michel Martelly sans appels d’offre. Ce qui les place parmi les million- naires créés durant le quinquennat de Sweet Mickey.
En effet, voici ce que rapporte Haïti-Observateur dans l’édition du 18 mars 2015 concernantAnn- ValérieMilfort etsonmari,sousle titre « SUR FOND DE CRISE ÉCONOMIQUE ET DE DÉGRI- NGOLADE DE LA GOURDE La valse des millions continue » :
La corruption bat son plein sous Martelly « La corruption, qui s’est intensi- fiée depuis l’arrivée de Michel Martelly au pouvoir, continue danstoute sa beauté avec le fonds PétroCaribe etl’octroi de contrats de gré à gré aux partisans du pré- sidentmoyennant paiement de ris- tournes au Palais national « Prenons le cas d’Anne Valérie Timothée Milfort, chef de cabinet du président Martelly et secrétaire général duParti haïtien Tèt Kale. Elle gagne 120 000 gourdes par mois. Pourtant elle a acheté deux Land Rover coûtant USD 120 000 $ l’unité.
« Selon des observateurs, un tel phénomène s’explique par le fait que son mari est devenu béné- ficiaire de contrats en série concé- dés par Michel Martelly.
« On apprend, en effet, que la fortune de Patrice Milfort, le mari de Mme Timothée-Milfort, qui est propriétaire de la compagnie « GeneralConstruction et Distribu- tion » (LGC), spécialisée dans la confection de grands panneaux publicitaires, a changé. Subite- ment, l’entreprise de M. Milfort est devenue une société de construction bénéficiant d’une série de contrats totalisant près d’USD 50 millions $.
« En effet, la LGC a décroché un contrat de construction à l’aé- roport du Cap-Haïtien pour USD 20 millions $; celle de la Place Chavez pourUSD5millions $;la gare routière de Miragoâne pour USD 8 millions $; l’immeuble central duConseil électoral provi- soire (USD 1 million $; et la construction d’une partie de l’aé- roport de la capitale pourUSD13 millions $ ».
L’octroi de contrats sans appels d’offre donne à Michel Martels l’opportunité de ramasser des millions à la pelle. La manière de procéder consiste à majorer de 30 à 50 % le coût des projets. Ensuite les les sociétés ou indivi- dus bénéficiaires de ces contrats lui payent le surplus en liquidité. Quand on imagine que ces contrats ont été, au cours des cinq dernières années, passés au détriment de la caisse publique, particulière- ment le fonds PetroCaribe, on peut conclure que Michel Martelly a détourné des dizaines de mil- lions de dollars US de la caisse de l’État. Les principales institutions étatiques ayant largement contribué à ces dérives du président haï- tien sont la Banque de la Répu- blique d’Haïti (BRH) ou banque centrale et le ministère des Finan- ces et desAffaires économiques.
Ann-Valérie présentée par Jacques Antoine Ceux qui ne connaissent pas la cheffe de cabinet de Michel Martels ont intérêt à lire la note écrite par Jacques Antoine en réponse à Jean Erich René, lorsque le nom d’Ann-Valérie Milfort était cité avec ceux de Laurent Lamothe et de Mayard- Paul comme candidats proposés par Martelly pour le poste de Premier ministre. La Rédaction publie la totalité du document ci- après, pour l’édification des lecteurs.
note à Jean Erich René J’ai lu l’article “Sans pudeur et sans honte” que vous venez de signer et de publier. Vous avez tout à fait raison de crier votre désespoir, essayant de réveiller les consciences. Notre pays s’enfonce de plus en plus dans la fange. La moralité a déserté lesinstitutions étatiques et rien ne semble prévoir que la déliquescence s’arrêtera.
Les parlementaires encore une fois feront peu cas de la Constitution, choisissant de don- ner leur aval à un nouveau Premier ministre ne remplissant au- cunement les conditions exigées par la Charte fondamentale. La présidence ne cherche qu’un partenaire restavek en désignant Lamothe, Mayard Paul et Ann Valérie Milfort. Si l’un d’eux est approuvé, la boucle sera bouclée et nous allons pataugerlongtemps encore dans le népotisme, la corruption, la facilité, les illusions et l’immoralité.
Le dernier souvenir que j’ai d’Ann Valérie Milfort remonte au 30 décembre 2011. Convié à une soirée dans les salons de M. et Mme Milfort, Patrice et Ann Valérie, à Pèlerin 6, j’ai été fort surpris d’y rencontrer plus de 200 convives. Le champagne, le whisky, le vin, le rhum coulaient à flot. Les invités pouvaient se gaver, puisant dansles plats de nourriture couvrantles nombreusestables. On dansait, on piaillait, on se déhanchait au rythme d’une mu- sique endiablée.On s’extasiait devant les contorsions les plus vulgaires, les plus grotesques et les plus indécentes. Je me sentais de plus en plus mal à l’aise mais le comble était à venir. En effet, le clou de la soirée ne tarda pas. Un couple de dominicains dansant lascivement capta tous les regards. Un strip-tease avait commencé, allumant des lueurs concupiscentes dans les yeux de certains, tandis que d’autres ne purent réprimer des grimaces de désapprobation.
Au fur et à mesure que la dominicaine s’effeuillait, des respirations se firent plus haletantes mais aussi des visages se fermaient davantage devant un tel spectacle qui n’était pas à sa place, dans une résidence familia le. Des enfants mineurs de la famille et d’amis, longeaient le cou pour voir à quoi jouaient les adultes.

Un voisin de table aux cheveux grisonnantslaissa tomber: -Qu’elle affaire !Ki bagay sa ! On pourrait se croire à une soirée du Byblos de Serge Bazin. Ce n’est pas sérieux !
Je me retournai vers ma femme et ses yeux semblaient me dire : Que faisons-nouslà ? Je lui pris la main, nous nous sommes levés sans un mot, nous frayant vers la sortie un chemin parmi la foule qui puait l’alcool etla sueurmêlée de parfums sensuels. En passant, je vis Patrice, le maître de maison, ivre, dégoulinant de transpiration, la chemise trempée et déboutonnée jusqu’au nombril,se pâmer, béat, devantles courbes du corps nu du strip-teaseur dominicain.
Sur la route vers la maison, je me demandais combien de dollars américains ont été brûlés ce soir sur l’autel de la luxure et de la bagatelle.Combien cette soirée a- t-elle coûté aux Milfort ? Plus de 200 invités buvant, mangeant a satiété, une strip-teaseuse et un strip-teaseur étrangers cher payés, la décoration de la maison, du patio occupé entièrement par des tables et des chaises, les nappes, lesfleurs, lamusique. J’ai eu un mouvement de colère. Rien! Cela ne leur a rien coûté ! Je venais de me rappeler que le père de Ann Valérie, contremaître diplômé de la Belgique et son mari, Patrice, homme d’affaires sans foi ni loi, ne disposant même pas d’une compagnie de construction sérieuse, ont raflé sans aucune forme de procès, les contrats de rénovation de l’aéroport international. Quatre (4) millions,répète- t-on à Port-au-Prince, majorés à 12 millions à partager avec les gens du pouvoir et un chinois engagé pour de prétendues études soir de décembre, les yeux à demi fermés, les traits du visage tirés parles effets de l’alcool, caressant les diables et diablesses dessinés devant son regard flou par les vapeurs éthyliques, pourrait devenir chef du gouvernement d’Haïti. Sans respect pour ses enfants, ses parents, sa demeure, son foyer, comment traiterait-telle Haïti ?
Les injures quotidiennes, la provocation, les conflits sans grandeur, les querelles gratuites, les discussions sans motif et sans but, les bravades puériles, les contorsions indécentes en pleine rue, la boue, la fange, l’immoralité. Que pouvons-nous espérer d’autre ? De tous les côtés le mal semble infini. Nos institutions se sont estompées dans la brume épaisse de la corruption, nos politiciens, comme Diogène, cher- chent en plein jour leur route avec une bougie allumée, notre jeunes- se n’a plus ces exemples vivants quisont d’un autre pouvoir.
Ah !M.René, nous dérivons. Notre Patrie semble être cette “barque qu’abandonnèrent ses haleurs”, comme dirait Paul Eluard. Jacques Antoine L’affaire Milfort passée sous silence par le Palais Le traitementreçu parla cheffe du cabinet du président Marthelly constitue un scandale que celui-ci et son entourage entendent garder au secret. C’est pourquoi les proches de la présidence imputent l’ostracisme de Mme Milfort pour des motifs autres que le « cam- briolage » de fichiers contenus dans les ordinateurs de Gregory Mayard-Paul et de Sophia Martelly.
En effet, Mayard-Paul fait courir la rumeur selon laquelle la chef du cabinet particulier du président entretenait des « relations clandestines » avec Jude Célestin, le candidat de la plateforme LAPEH, qui refuse d’aller au second tour des élections frauduleuses avec le poulain de Michel Martels, Jovenel Moïse.
Entre-temps, d’autres membres du gouvernement ont fait savoir que Mme Milfort dé- mérite auprès de la présidence après avoir été surprise en conversation téléphonique avec le Pre- mier ministre de facto, Evans Paul. Pour les personnalités proches du pouvoir, particulièrement les ministres de l’Intérieur, celui des Affaires étrangères et de la Défense, avec Jean Renel Sanon, considérés comme les faucons du régime, K-Plim doit être évité comme la peste. Aussi tout mi- nistre ou personnalité du gouvernement qui entretient une bonne relation avec lui doit être l’objet d’ostracisme de la part de tousles membres du gouvernement.
À la lumière de ces faits, on peut dire que la division et la méfiance s’installent avant même la fin du quinquennat de Martelly.
source:Haïti-observateur 3 – haitiexpressnews.com/2016/02/04/anne-valerie-thimote-milfort-phtk-presidente-bastonne-et-gifle-au-palais-par-martelly/