mercredi, janvier 27, 2016

Pitit Dessalines ne sera pas représenté au gouvernement de transition


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Encourageant les discussions entre les acteurs clés du secteur démocratique dans la perspective de remplacer dans l′unité le président Michel Martelly dont le mandat arrive à terme, la Plateforme Pitit Dessalines, membre du G-8, semble vouloir renforcer sa vigilance quant au déménagement prochain de l′équipe présidentielle. Les dirigeants de la plateforme qui n′entendent participer à aucun gouvernement de transition, veulent au contraire barrer la route à tout mouvement visant la prolongation du mandat du président Martelly au-delà du 7 février 2016.
«Le 7 février le pays se lèvera avec un gouvernement de transition qui ne sera que les résultats des pourparlers entre les différents acteurs du secteur démocratique», lance Assade Volcy qui dit déplorer l′attitude de monsieur Martelly appelant des secteurs à remplacer leurs représentants au sein du CEP, ajoutant que «le 22 janvier 2016 la mobilisation du peuple haïtien a  mis un terme au mandat de Michel Martelly y compris au pouvoir de décision des conseillers électoraux».




Selon le militant politique proche du G-8, «le président Martelly qui n′a qu′à se concentrer sur le processus de déménagement du palais national le 7 février 2016», pour céder la place à un gouvernement de transition qui aura pour mission de constituer une commission d′enquête indépendante visant à faire lumière autour des journées de vote du 9 août et du 25 octobre 2015, en vue de distinguer in fine le vrai du faux au beau milieu des parlementaires siégeant à la cinquantième législature.
La commission, indique Assade Volcy, déterminera également les candidats classés véritablement au second tour de la présidentielle.
«Le parlement haïtien a été envahi par effraction par des individus n′ayant aucune légitimité», selon les représentants de la plateforme Pitit Dessalines qui annoncent deux prochaines journées de mobilisation le vendredi 29 et le samedi 30 janvier 2016, ciblant, entre autres lieux, le bâtiment du parlement pour délivrer leur message et dire NON à la prolongation du mandat de Michel Martelly.
17 cas d′arrestations, 12 personnes touchées par balles, deux morts et des dégâts matériels considérables, tel est le bilan des quatre journées de mobilisation de l′opposition. Rony Timothée qui présentait le bilan, tenait à responsabiliser le pouvoir en place qui, selon lui, n′en faisait qu′à sa tête dans la poursuite d′un processus électoral pour lequel les conditions n′étaient pas du tout réunies.
En dépit des journées plutôt tristes déplorées aussi par d′autres secteurs, les dirigeants de la plateforme n′entendent pas ralentir le train de la mobilisation anti-gouvernementale, sans avoir obtenu le départ de Michel Martelly.
Evens PIERRE-LOUIS HPN