mercredi, novembre 11, 2015

Godson Orélus un menteur pathologique rose », estime le juge Durin Duret Jr

Le président de l’Association nationale des magistrats haïtiens (ANAMAH), Durin Duret Jr, a pris le contrepied des allégations du haut état-major de la Police nationale d’Haïti dimanche dernier, faisant croire que « la justice ne joue pas convenablement son rôle après l’arrestation des présumés bandits qui sont, pour la plupart, relâchés sans être jugés ». Intervenant sur les ondes de certaines stations de radio de la capitale ce mardi, le juge Durin Duret Junior de la cour d’appel de Port-au-Prince conseille au directeur général de la PNH, Godson Orélus, « de peser ses mots » dans ce genre de déclarations. Le juge en profite pour apporter des précisions au niveau du système.



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Le président de l’ANAMAH a précisé qu’il y a « un circuit implanté dans le système », lequel est à la base de la mise en liberté de certains individus inculpés. Durin Duret Jr a soutenu que la plupart des magistrats travaillent avec beaucoup de conscience dans l’unique but de préserver la société, sans dédouaner pour autant certains d’entre eux.
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« Au niveau de l’appareil judiciaire, certains agents de la police et quelques magistrats organisent un réseau qui commence depuis les services d’enquête au niveau des commissariats. Avec leur complicité, les dossiers d’enquête sont mal constitués. Dans ce cas, un magistrat ne peut pas garder l’accusé, pour absence de preuves ou sans le corps du délit », déplore le numéro un de l’ANAMAH, soulignant qu’il est difficile d’identifier l’ensemble de personnes composant ce réseau.
Le juge Duret admet qu’il y a certaines faiblesses au niveau du système de nos jours. Il a expliqué que même en cas de corruption généralisée, les magistrats devront avoir un comportement exemplaire. « La police a pour devoir d’appréhender un individu qui commet une infraction, seulement le juge peut décider de le libérer ou pas. Le magistrat qui doit prendre une décision doit s’attendre à ce que celle-ci peut se retourner contre lui. Il doit décider selon les dispositions légales.
Rappelons que dimanche dernier, lors d’une rencontre avec la presse, le DG de la PNH, Godson Orélus, a indexé la justice suite à une question d’un journaliste sur les actes de banditisme dans la région métropolitaine. Il a expliqué que la police refait les mêmes boulots de temps à autre. « Des malfrats auxquels la police a mis la main au collet sont relâchés peu après », critique Godson Orélus, ajoutant au passage qu’il y a un problème au sein de notre société, comme pour faire référence à une démarche de l’institution policière pour identifier les malfrats, « Allo la police », dénoncée par des organismes des droits humains.
Source:Nouvelliste