dimanche, mai 18, 2014

Martelly et les 5 "E"... E comme Échec ?

pour le gouvernement, le mercredi 14 mai 2014 ramène 3 années de « progrès et de développement » – qu’il fallait, d’ailleurs, venir célébrer dans l’aire du Champ-de-Mars, aux abords des ruines du palais présidentiel, à Port-au-Prince, sous le couvert d’un « concert patriotique » -, la réalité quotidienne semble indiquer un tout autre état de fait, suivant les observations et la compréhension de certaines personnalités abordées par AlterPresse.
C’est d’abord Mirlande Hyppolite Manigat, rivale de Michel Martelly aux élections présidentielles de 2010, qui cherche à voir où l’équipe gouvernementale a atterri ses 5 “E”.
Se voulant objective, la secrétaire générale du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (Rdnp), ne s’attendait pas à la résolution des problèmes du pays « en 3 ans, même pas en 5 ans ».
Elle juge toutefois qu’ils « pourraient être posés, abordés et conceptualisés ».
Tel n’est pas, cependant, le cas, déplore-t-elle.
A la place de tout cela, « nous avons eu droit à un matraquage médiatique », un semblant de communication, regrette la responsable politique.
La secrétaire générale du Rndp affirme avoir toujours compris que « Monsieur Martelly n’avait pas un programme » et n’a jamais été « sérieux » dans ses promesses.
Une panne de planification
Quant aux 5 “E” essentiels de Martelly et de l’équipe gouvernementale qui l’accompagne, ce n’est que du « bluff », dixit Mirlande Manigat.
Dans sa quête de l’atterrissage de l’E de l’éducation, Mirlande Manigat invite à faire un voyage inquiétant, qui offre un paysage d’« d’enseignants et d’élèves en grève », pour réclamer de meilleures conditions de travail.
Une stagnation du système éducatif avec les mêmes programmes, les mêmes méthodes, où 80% des écoles continuent d’être privées. Tout, sous le regard d’un État qui n’a pas de politique générale ni de nouveau mécanisme de gestion de l’enseignement en Haïti.
« Seules, quelques écoles privées offrent une éducation standard », ajoute Marc-Arthur Fils–Aîmé, le directeur du l’Institut culturel Karl Levêque (Ickl).
Le Fonds national pour l’éducation (Fne), créé par Martelly, reste une caisse à fonds perdus, suivant les dits de quelques parlementaires.
Aucune institution ne peut fournir une explication, ni sur la gestion, ni sur le montant du Fne, cumulé à partir de prélèvement de taxes sur les appels internationaux et sur les transferts d’argent.
Rien de concret en environnement
Autre fait déploré, c’est la dégradation incessante de l’environnement : la coupe des arbres prend de l’ampleur.

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Source: Alterpresse