mardi, décembre 10, 2013

Martelly en Afrique du Sud sans Aristide

Même après sa mort, Nelson Mandela continue d’attirer l’admiration des décideurs du monde entier. Ils se bousculent, anciens et chefs d’Etat en fonction, pour rendre un dernier hommage au symbole de la lutte contre l’apartheid. Les cérémonies d’hommage à Madiba vont s’étendre sur plusieurs jours. Mais, c’est ce mardi que les obsèques officielles se tiendront à Johannesburg.


A la tête d’une délégation, le chef de l’Etat haïtien a laissé le pays, lundi,  en direction de l’Afrique du Sud, pour assister aux obsèques officielles de l'ancien président sud-africain, selon un communiqué du palais national. Michel Martelly s’est fait accompagner, entre autres, de la première dame, Sophia Martelly, du ministre des Affaires étrangères,  Pierre-Richard Casimir et du sénateur de la Grand'Anse, Andris Riché.

« Haïti, en tant que première République noire du monde, entend rendre un hommage appuyé à ce symbole de la lutte universelle pour l'égalité des races humaines et la démocratie », ajoute le communiqué, qui souligne que le président Martelly et la délégation officielle retourneront au pays le vendredi 13 décembre 2013.

En France, même si le président François Hollande et son prédécesseur de l’UMP ne sont pas en bons termes, l’Elysée a quand même invité Nicolas Sarkozy à l’accompagner à Johannesburg. Ce dernier a accepté l’invitation, mais ne voyagera pas dans le même avion que Hollande. 

Le président américain, Barack Obama, l'une des premières autorités étrangères à avoir réagi à l'annonce de la mort de Nelson Mandela, jeudi soir, sera accompagné de son prédécesseur à la Maison-Blanche, George W. Bush. Les anciens présidents Bill Clinton et Jimmy Carter ont également prévu de faire le voyage.

Interrogé par Le Nouvelliste pour savoir si la présidence haïtienne avait invité l’ex-chef d’Etat Jean-Bertrand Aristide, qui vient de passer sept ans d’exil en Afrique du Sud,  à l’accompagner à Johannesburg, une source bien placée au palais national a préféré envoyer au journal la note de presse qui donne la composition de la délégation officielle.  Une façon pour ce contact de répondre par la négative.

Selon l’agence en ligne, Reuters, la plupart d'entre les 90 dirigeants étrangers assisteront au service funèbre qui aura lieu mardi à Johannesburg au Soccer City Stadium, l'enceinte de football où l'ancien président sud-africain fit sa dernière apparition en public, avant la finale de la Coupe du monde en 2010.

Le chef de l’Etat cubain, Raul Castro, le président zimbabwéen, Robert Mugabe, le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, et le Premier ministre britannique, David Cameron, assisteront également à la cérémonie.

Tout porte à croire que cette réunion de dirigeants sera l'une des plus importantes jamais organisée dans l'histoire récente. « Le fait que des dirigeants internationaux font en sorte de pouvoir venir en Afrique du Sud dans des délais aussi brefs reflète la place particulière que le président Mandela occupait dans les cœurs des gens du monde entier », a fait savoir le ministre à la Présidence sud-africaine, Collins Chabane.

Les membres du premier cercle de Mandela, famille et entourage, soulignent que le défunt aurait aimé que ce soit l'occasion pour les ennemis de toujours se saluer, et non de s'invectiver.

Après la cérémonie officielle de mardi, le corps de Nelson Mandela sera exposé pour trois jours à Union Buildings, le siège du gouvernement à Pretoria où il avait prêté serment après son élection à la présidence en 1994. Madiba sera inhumé dimanche à Qunu, sur la terre de ses ancêtres, dans la province du Cap-Oriental. Seul un nombre restreint de dignitaires étrangers seront présents à cette occasion.  Palecho.com
 
    Robenson    Geffrard      rgeffard@lenouvelliste.com
Source : lenouvelliste.com