samedi, novembre 09, 2013

Michel Martelly est en difficulté-L’ internationale inquiète, essaie de calmer le jeu à son profit.

Le dernier communiqué de l'organisation des Nations Unies appelant les forces politiques en présence au dialogue, n'est autre qu'un cri de halte là. Un panneau avec l'inscription: Attention danger. C'est le moins qu'on puisse dire. La communauté internationale, ayant grandement honte de la performance chétive de ses poulains placés au pouvoir au mépris de la dignité du peuple haïtien, s'empresse de limiter les dégâts annoncés. Car, tout compte fait, l'odeur de fumée qui s'empare de la ville donne des frissons; des céphalées tenaces aux tenants du statuquo.



De quoi demain sera-t-il fait? Nul n'en sait. Entre-temps, la colère des prolétaires gronde. Pétion-ville, le Manhattan d'Haïti, tremble. Le risque que cela tourne au rouge crée la panique chez le pouvoir rose. La piètre prestation des ses trois ministres reconduits par un vote indécent et provocateur au Sénat, le dérange beaucoup plus qu'il l'arrange. Au rebours de tout ce qu'on pouvait espérer, le dit vote fait gonfler la mobilisation populaire anti-tèt kalé. Les quatre sénateurs pro-Martelly, par leur agnosie, ont orienté le vent vers la braise. Et Lavalas, la plus grande force politique du pays en termes de représentativité, ne demande pas mieux pour agiter rageusement le couteau dans la plaie. Jour après jour, Lavalas qu'on croyait mort le 29 Février 2004 se ressaisit et fonce.
Michel Martelly n'est jusqu'ici pas parvenu ă faire oublier Titide avec ses programmes ti manman chéri, katye pam pozé. Aux yeux de plus d'un, le président reste un obscurantiste-macoute. Un putschiste. Un grivois. Une banale personne dont la présence serait interdite ă la maison blanche malgré détenteur d'un passeport américain présumé. Plus apte à lancer une propagande violente et provocatrice qu'à délivrer la marchandise, le régime omnivore de Martelly est carrément en difficulté. D'où le sens de la sortie en trombe de ses tuteurs internationaux pour l'épargner d'une chute terrible. Business as usual. Ils jouent aux sapeurs pompiers alors que l'incendie est inextinguible.

Leur seule préoccupation est la défense de leurs intérêts.

A défaut de Martelly, un autre imbécile au cas où cela devrait barder. Cela importe peu qu'il soit lavalassien, Duvaliériste ou Gnbiste. L'important est de trouver un autre idiot utile pour la poursuite du répartimientos. Colbertisme, que serais-je sans toi? Recolonisation ou disparition. L'unique devise. Allez le demander ă la France raciste qui a pulvérisé l'administration Bagbo en Côte d'ivoire au profit d'un laquais-réstavèk du nom de Watara. Ce que veut l'impérialisme, Dieu le veut aussi, racontait un intello- fasciste, un inculte bondieusard, un anti-vodou sous-primaire, un fraco-fou après cet affront fait à toute l'Afrique. Balivernes. On se retenait pour ne pas vomir après s'être séparé de lui chez un ami commun ă Orlando Floride. Les valets de la France regroupés sous le collectif NON en Haïti n'auraient pas dit mieux en l'an 2004 lorsqu’il fallait avachir l'impact de la célébration du bicentenaire de l'indépendance de la première République nègre et chasser l'ex président Aristide au profit de l'occupation étrangère sous la dictée de la France réactionnaire, raciste et barbare. Alors Bakara ou Barbancourt, cela importe peu. Bon'm tafia'm. Bicha n'y est pour rien. Hypocrisie coriace, nationalisme bidon. A fascisme, fascisme et demi.
Dans la merde, on y est. Avec ou sans Martelly. Car, le cancer qui nous ronge est bien cette foutue communauté internationale qui continue à nous indiquer la route à prendre quand déjà nous connaissons l'adresse.
Guerby Dujour (touthaiti)